Depuis 2019
Une histoire de sang.
Les Frères Complices, ce sont deux frères, une poignée de vélos, et une côte qu'ils n'ont jamais eu envie de quitter.
En images
L'histoire, racontée par ceux qui la vivent
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Film réalisé par Simon Barrau pour la campagne Ulule / Groupama.
Ce qui nous tient
En 2019, on installe quelques vélos à Porspoder. L'idée n'était pas de monter une chaîne : c'était de permettre aux gens de voir cette côte autrement qu'à travers un pare-brise.
Cinq ans plus tard, il y a sept points de location entre le goulet de Brest et l'Aber Benoît, des franchisés qui portent le même nom, des gîtes partenaires, et des voyages à vélo qui durent une semaine. Mais l'atelier principal est toujours à Porspoder, et c'est toujours nous qui réglons les vélos le matin.
« Complices », ce n'est pas un jeu de mots sur la fratrie. C'est ce qui se passe quand deux personnes partent sur un tandem et qu'elles doivent pédaler ensemble pour avancer. C'est aussi ce qu'on cherche avec les hébergeurs, les offices de tourisme et les franchisés : des gens avec qui on avance dans le même sens.
Le métier
Ce qu'on a appris en six saisons
Un vélo de location s'use trois fois plus vite
Il roule sur du sable, il prend les embruns, il est manipulé par des gens qui ne le connaissent pas. C'est pour ça qu'on révise entre chaque location plutôt qu'à la semaine, et qu'on remplace la flotte plus souvent que ne le voudrait la comptabilité. Un dérailleur qui saute au bout de dix kilomètres, c'est une journée de vacances perdue.
La saison ne dure pas six mois
Le gros du chiffre se fait entre juin et septembre, mais le travail commence en février : révisions, commandes, calage des partenariats avec les hébergeurs et les offices de tourisme. Ce qui se voit l'été a été préparé l'hiver, dans un atelier à dix degrés.
Les gens veulent qu'on décide pour eux
Presque personne n'arrive en sachant quel vélo prendre. La bonne question n'est pas « musculaire ou électrique » mais « combien de kilomètres, avec qui, dans quel sens ». Une minute de conversation évite trois heures de galère.
La côte se mérite dans le bon sens
Le vent d'ouest domine toute l'année. Un itinéraire agréable à l'aller peut devenir une punition au retour. C'est le conseil qu'on donne le plus souvent, et celui qui change le plus une sortie.
Concrètement
Ce qu'on refuse de faire
Louer un vélo mal réglé
Un vélo à la mauvaise taille gâche une journée entière. On prend les cinq minutes qu'il faut.
Vendre un itinéraire qu'on n'a pas fait
Toutes les boucles qu'on conseille, on les a roulées, plusieurs fois, par tous les temps.
Ne pas décrocher
Une crevaison à 18 h un dimanche, ça arrive. Quelqu'un répond.